Le toucher de balle, la frappe de la balle et les effets :
BALLE SANS EFFET :
La balle est prise à l'équateur. Frapper la balle derrière, de l'arrière vers l'avant.
Trajectoire: La trajectoire est rectiligne, le rebond est régulier.
Incidence sur la raquette : La balle peut être renvoyée avec une inclinaison de la raquette verticale par rapport à la table.
BALLE LIFTEE :
Rotation avant, balle touchée au pôle nord, frotter finement la balle du bas vers le haut, fermeture de la raquette.
Trajectoire : Au rebond, la balle accélère et descend.
Incidence sur la raquette : Au contact de la raquette la balle monte.
BALLE COUPEE :
Rotation arrière, balle touchée au pôle sud, frotter finement la balle du haut vers le bas.
Trajectoire : Au rebond, la balle ralentit et monte.
Incidence sur la raquette : Au contact de la raquette la balle descend vers le filet.
Dans les premiers temps, les raquettes étant en bois brut, la balle était contrôlée uniquement par l'inclinaison de la raquette au moment de l'impact et par la puissance de frappe. Plus tard[Quand ?], le plastique tendre avec picots, mais sans épaisseur, qui recouvrit le bois permit d'amortir davantage les coups. En 1902, l'utilisation de mousses synthétiques (collées entre le bois et le revêtement extérieur) a augmenté la vitesse de propulsion. Ensuite l'arrivée des revêtements lisses (picot tourné vers l'intérieur) a amélioré l'adhérence entre la raquette et la balle. Ainsi, progressivement, les joueurs ont pu varier les effets sur la balle et accélérer la vitesse des échanges[6]. Les effets les plus courants sont le coupé et le top spin.
Le coupé:
Pour faire une balle coupée, il faut mettre sa raquette quasiment à l'horizontale et passer en dessous de la balle. La raquette part du haut et s'avance vers le bas et en avant. Le coupé peut se faire soit :
* au-dessus de la table : on parle alors de « poussette ». Ce coup n'est en général possible qu'en début de point, quand la balle n'a pas encore acquis trop de puissance ;
* loin de la table : on parle alors d'un coup d'attente ou de défense, car il a pour effet de ralentir la balle, permettant à son auteur de se replacer correctement ou de préparer son prochain coup.
Dans les deux cas, le but est d'empêcher l'adversaire d'attaquer dans de bonnes conditions. En effet, une balle coupée a tendance à « plonger » dans le filet après son rebond ; plus la balle est coupée et plus l'adversaire va être obligé de la lever pour passer le filet, avec une marge étroite d'action : s'il ne lève pas assez la balle, elle part dans le filet ; s'il la lève trop, elle risque de sortir de la table ou d'être haute, ce qui permet en retour une frappe facile.
Le topspin :
Variante apparue avec les raquettes à revêtement synthétique lisse (plus adhérent que les revêtements à picots), ce coup consiste à « frotter » la balle de bas en haut de manière à imprimer à la balle une rotation d'arrière en avant, c'est-à-dire que le contact entre la raquette et la balle soit le plus long possible grâce à un ample mouvement de « brosse ». Un bon top spin est un compromis entre frotter la balle le plus fin possible et une accélération au moment de l'impact. Si la raquette possède un revêtement adhérent, la balle va tournoyer en prenant une trajectoire parabolique : après être montée, elle va plonger très rapidement et accélérer en touchant la table, ce qui est déstabilisant pour l'adversaire. Pour renvoyer la balle sur la table, celui-ci est obligé de « fermer » l'angle de sa raquette (ce qu'on appelle « faire un bloc »), sinon la balle repart en montant encore plus (à cause de l'effet lifté) et sort. Un échange de balle en top spin amène la balle à une vitesse approchant les 200 km/h.
En général, lorsqu'un joueur reçoit une balle coupée longue, il renvoie soit en coupé soit en top spin.
Il existe un coup appelé un « contre top spin ». Lorsqu'un joueur effectue un top spin, son adversaire peut effectuer un autre top spin (s'il en a le temps), c'est un coup de contre-attaque. On peut différencier le « contre-top » à la table du « contre-top » effectué à mi-distance de la table. Ces deux coups sont réservés aux joueurs de bon niveau, et nécessitent une condition physique et une réactivité importantes.
Geste dérivé : le TOP SPIN COUP DROIT
A faire:
Le but principal est de faire tourner la balle en la
projetant vers l'avant. (effet lifté). Il faut frotter finement la
balle. Vous devez accélérer progressivement jusqu'à l'impact
raquette/balle. Accélération de l'avant bras. Attention à la
direction du poignet. On démarre le geste bras tendu, pointe
de raquette vers le bas. L'avant bras tourne autour du coude
pour finir devant.
A ne pas faire :
Pas d'accélération au niveau de l'impact.
Frapper la balle au lieu de la frotter.
Pointe de raquette vers le haut.
Mauvaise inclinaison de la raquette.
A faire:
Le but principal est de faire tourner la balle en la
projetant vers l'avant. (effet lifté). Il faut frotter finement
la balle. Vous devez accélérer progressivement jusqu'à
l'impact raquette/balle. Accélération de l'avant bras et du
poignet. Attention à la direction du poignet. L'avant
bras tourne autour du coude; pour finir devant.
A ne pas faire :
Pas d'accélération au niveau de l'impact.
Frapper la balle au lieu de la frotter.
Mauvaise position (de profil).
Geste en essuie-glace.
Direction du poignet.
Le side spin :
Alternative au top spin, ce coup permet de donner un effet latéral à la balle en plus du lift. Il s'effectue presque comme un coup classique mais la raquette doit frotter la balle sur le côté, de l'arrière vers l'avant. Cette technique est difficile à réaliser mais si l'adversaire n'est pas attentif, il peut facilement se faire surprendre car, au lieu de monter, la balle part sur le côté. On effectue généralement le side spin (ou « top spin latéral ») en coup droit. Ce coup est souvent une technique appréciée des gauchers, car leur side spin arrive sur le revers adverse, avec de l'effet latéral qui force l'adversaire à se déplacer.
La frappe :
Théoriquement, le joueur n'imprime aucun effet à la balle, le geste se fait à plat et permet de faire un coup rapide, pour surprendre l'adversaire et essayer de finir le point. Généralement celui qui frappe la balle vise le revers de l'adversaire pour l'empêcher de prendre son coup droit. Quant à celui qui défend, il cherchera à viser le coup droit du frappeur pour qu'il ait un angle moindre du côté revers car si le frappeur tape dans le coup droit le défenseur pourra contre frapper.
Le flip :
Ce coup est effectué sur une balle très courte, au dessus de la table. Seul le poignet effectue le mouvement. Si la balle est coupée, il faut passer par dessous et la lifter avec le poignet. Si elle est liftée, on peut flipper en donnant une petite claque à la balle. C'est un coup d'attaque. Il est toujours soit très long ou très croisé. Dans le cas contraire c'est offrir une belle balle de frappe. Il est souvent utilisé à haut niveau pour remettre les services coupé à l'opposé de l'endroit où le serveur se tient (dans le cas d'un service chinois au pivot, par exemple).
En général, la jambe gauche est en avant (pour les droitiers), alors que pour le flip, c'est la jambe droite qui doit avancer et se placer sous la table, en effet cela permet d'avoir plus de force et un bras « plus long » afin de mieux toucher la balle. Mais pour jouer un coup droit ou un revers, la position la plus préférable est les pieds parallèles.